Th(è)me

Theme

“Open Spaces” invites us to reflect on new possibilities for restorative and collaborative work in our discipline — as researchers, educators, and community members. The 2022 conference theme was sparked by our treaty homelands in southern Saskatchewan, which strike the eye as wide open, but where boundaries and restrictions can complicate the ties people have with the land and each other.

How can such tensions inspire a reinvention of our relations? How can anthropology contribute to the healing of ties between peoples, lands, animals, and plants? “Close Encounters” refers to the transformative potential of the qualitative, collaborative, and creative engagements of our work at our upcoming conference, and worldwide.

The repercussions of this Era of Covid accentuate and lay bare spaces of systemic inequity and precarity, some of which have deep roots in our nation’s colonial past. Ongoing recoveries of unmarked children’s graves at former residential schools across Canada are making space for a renewed awareness of colonial atrocities that continue to affect the lives of countless citizens every day.

The global pandemic has polarized our communities, reinforcing seemingly disparate ideological spaces. Less visibly, it has also confined millions of people to spaces of isolation, and to tactile deprivation, generating a new thirst for social encounters. Many of our loved ones, whose lives were claimed by the virus, have left for us painful spaces of silence. Our efforts to contain the virus have deepened spaces of mental and material turmoil.

But not all spaces are dark. In the words of RoseAnne Archibald, Assembly of First Nations National Chief, “The more we know about where we come from, and our shared history and our responsibilities, the better we can address current challenges and find our healing path forward together.”[i] “Open Spaces” invites us to reflect honestly on a path forward for Canadian anthropology.

How can we bring about transformation in our personal, professional, and institutional spaces as anthropologists? How do our close encounters with diverse communities allow us to contribute to more equitable futures? How can we all become better Treaty People (including all who reside on unseeded territories)? With recommendations for reconciliation in hand, what are our responsibilities and opportunities as anthropologists?

We encourage proposals that engage the nuances and opportunities found in open spaces and close encounters everywhere. We especially welcome themes that explore possibilities for a shared path forward (not limited to reconciliation):

1) What kinds of new spaces (welcome or unwelcome) have the pressures of our times introduced us to? How do these encounters call us to reinvent our discipline?

2) Where, in our research, teaching, or public service as anthropologists, can we confront marginalization, opening up space for a path forward together?

3) How have close encounters in our applied or academic work transformed our professional practices? How do these encounters affect our thinking, our theories?

4) How do we open up Canadian Anthropology in theory and practice, make it highly inclusive of newcomers, and committed to substantive reconciliation at home and abroad?

5) What intellectual, ethical, and emotional spaces currently exist for cross-boundary relationships in anthropology that do not use the language of ‘reconciliation, healing, and shared paths?’

6) When do nonhuman encounters co-define shared spaces, and how do we negotiate and celebrate shared histories with land, animals, and plants?

Thème

« Espaces ouverts » nous invite à réfléchir à de nouvelles possibilités de travail de réparation et de collaboration dans notre discipline – en tant que chercheurs, éducateurs et membres de la communauté. Le thème du colloque 2022 est inspiré de nos terres ancestrales visées par des traités dans le sud de la Saskatchewan, région qui semble sans limites territoriales, mais où les frontières et les restrictions peuvent compliquer les liens que les gens entretiennent avec la terre et entre eux. Comment de telles tensions peuvent-elles nous amener à transformer nos relations? Comment l’anthropologie peut-elle contribuer à la guérison des liens entre les peuples, les terres, les animaux et les plantes? « Rencontres étroites » s’entend du potentiel de transformation des engagements qualitatifs, collaboratifs et créatifs de notre travail à notre prochain colloque, et dans le monde entier.

Les répercussions de cette ère de COVID accentuent et exposent les espaces d’inégalité et de précarité systémiques, dont les racines de certains sont profondément ancrées dans le passé colonial de notre nation. Les découvertes en cours de tombes d’enfants non marquées sur les sites d’anciens pensionnats au Canada créent un espace de nouvelle prise de conscience des atrocités coloniales qui continuent d’affecter quotidiennement la vie d’innombrables citoyens.

La pandémie mondiale a divisé nos communautés, renforçant les espaces idéologiques apparemment disparates. De manière moins visible, elle a également confiné des millions de personnes dans des espaces d’isolement, et à la privation tactile, entraînant une nouvelle soif de rencontres sociales. Beaucoup de nos proches, dont la vie a été emportée par le virus, nous ont laissé de douloureux espaces de silence. Nos efforts pour contenir le virus ont assombri les espaces d’agitation mentale et de désordre matériel.

Mais tous les espaces ne sont pas sombres. Comme l’a dit RoseAnne Archibald, chef nationale de l’Assemblée des Premières Nations : « Plus nous en saurons sur nos origines, notre histoire commune et nos responsabilités, mieux nous pourrons relever les défis actuels et trouver ensemble notre chemin de guérison »[i]. « Espaces ouverts » nous invite à réfléchir ouvertement à la voie à suivre pour l’anthropologie canadienne.

En tant qu’anthropologues, comment pouvons-nous provoquer une transformation dans nos espaces personnels, professionnels et institutionnels? Comment nos rencontres étroites avec diverses communautés nous permettent-elles de contribuer à un avenir plus équitable? Comment pouvons-nous tous devenir de meilleures personnes des traités (notamment celles qui habitent sur des territoires non ensemencés)? Étant au fait des recommandations pour la réconciliation, quelles sont nos responsabilités et occasions en tant qu’anthropologues?

Nous encourageons les propositions traitant des différences dans les espaces ouverts et les rencontres étroites de partout, ainsi que des occasions qui s’y rattachent. Nous saluons tout particulièrement les thèmes qui explorent les possibilités d’un chemin commun vers l’avenir (sans se limiter à la réconciliation) :

1) Quels types de nouveaux espaces (bienvenus ou non) les pressions de notre époque nous ont-elles fait découvrir? Comment ces rencontres nous amènent-elles à réinventer notre discipline?

2) En tant qu’anthropologues, dans le cadre de nos recherches, de notre enseignement ou de notre service public, où pouvons-nous faire face à la marginalisation, en créant un espace pour aller de l’avant ensemble?

3) Comment les rencontres étroites dans notre travail appliqué ou universitaire ont-elles transformé nos pratiques professionnelles? Comment ces rencontres influencent-elles notre réflexion, nos théories?

4) Comment élargir la portée de l’anthropologie canadienne dans la théorie et la pratique, la rendre très inclusive à l’égard des nouveaux arrivants et l’engager à une réconciliation réelle au pays et à l’étranger?

5) Quels sont les espaces intellectuels, éthiques et émotionnels actuels pour les relations transfrontalières en anthropologie qui n’utilisent pas le langage de la « réconciliation, de la guérison et des chemins communs »?

6) Quand les rencontres non humaines codéfinissent-elles les espaces partagés, et comment négocions-nous et célébrons-nous les histoires communes avec la terre, les animaux et les plantes?